L’affiche ne vous rappelle rien ?
Réponse ici
Le canevas de cette histoire est le même que celui du dernier film des frères Farelly : un homme malchanceux avec les femmes voient celles avec qui il a vécu une histoire se marier… avec un autre. Et la donne change après une rencontre fortuite avec une fille superbe mais… gaffeuse à outrance (Malin Ackerman dans Les Femmes de ses rêves, Jessica Alba ici).
Alors, non seulement Les Femmes de ses rêves est le remake d’un film de 1972 The Heartbreak Kid, mais en plus Mark Helfrish n’a visiblement pas le talent des deux frères. Autant ces derniers, quand ils sont décriés, le sont pour leur manque de finesse et la vulgarité de leur humour, autant Charlie, les filles lui disent merci est encore à des années lumières de la délicatesse dont font preuve les Farelly dans leurs films. N’en déplaisent à certain, malgré la récurrence des blagues qui visent le dessous de la ceinture, les Farelly font des films réfléchis. Intelligent ne serait pas un adjectif tout à fait inapproprié…

Voila pour le parallèle. On est fixé, Charlie, les filles lui disent merci a un réfèrent et ne lui arrive pas à la cheville. Les deux films se distinguent pourtant, évidemment. Ici, le canevas énoncé en préambule est exploité au maximum. Le Charlie en question (Dane Cook) est en fait la victime d’une malédiction lancée contre lui à 12 ans par une amoureuse insatisfaite et “bizarre” (car gothique). Charlie devenu adulte n’est donc pas très chanceux. Dentiste, il voit défiler les top-models qui n’espèrent pas de lui de se voir soigner leurs dents mais plutôt d’être lancées sur le chemin de la noce… L’endurance du beau dentiste va être mise à l’épreuve. Ses sentiments aussi puisque dès lors un problème se pose à lui. S’il conclu avec la belle de ses rêves (Jessica Alba donc), elle tombera fatalement amoureuse du prochain garçon rencontré et l’épousera plutôt que lui. A cet instant la malédiction pèse très lourd…

A quoi pense le meilleur ami de Charlie en achetant ses oranges ?
Etant donné la tournure de l’intrigue, on se doute que l’essentiel des gags vise l’entre-jambe. En fait, plutôt les poitrines de ces dames. Car Charlie à un coach, son meilleur ami, un chirurgien plastique pas très bellâtre et obsédé par le sexe (les poitrines surtout, d’où son métier) à un point qui défie toute rationalité. Charlie les filles lui disent merci n’est donc pas très fin… Dane Cook est bon mais ne soutient pas la comparaison avec un Ben Stiller… mais l’on rit quand même et voilà, c’est notre plaisir coupable de ce début d’année…
Benoît Thevenin
Avec Dane Cook, Jessica Alba, Dan Fogler, …
Année de production : 2007
































































