
Au crépuscule de l’humanité, les survivants fondent la cité souterraine d’Ember. Le secret de la vie à la surface est religieusement gardé et une boîte secrète renferme le plan qui permettra aux habitants de retrouver la chaleur et l’éclat du soleil le jour venu. Les différents maires de la cité d’Ember se transmettent la boîte en question chaque fois qu’ils rendent leurs habits. La boîte va pourtant être perdue, et la vie souterraine dans la cité d’Ember se poursuivre au-delà de ce qui était prévu. La possibilité d’une vie en dehors de la cité n’est même plus envisagée par les habitants. La survie des habitants d’Ember est pourtant menacée par la fragilité croissante d’un réseau électrique qui pourrait plonger Ember dans la nuit la plus noire…

L’hypothèse d’une apocalypse à cause de la faillite de la technologie est un thème assez récurrent de la Science-fiction moderne. Dans Le Jour ou la terre s’arrêta, le film original de Robert Wise, le titre fait référence à une coupure générale de l’alimentation électrique de la planète par Klaattu, le héros extra-terrestre, et ceci pour prouver autant la fragilité de l’organisation humaine que la supériorité de la civilisation extra-terrestre sur l’humanité.
La Cité de l’Ombre rappelle surtout dans quelques unes de ses grandes lignes le classique de la littérature SF qu’est Ravage de Barjavel. L’humanité sombre littéralement lorsque l’électricité vient à disparaître. A la vision très noir de Barjavel, largement inspiré par le contexte de la seconde Guerre mondiale et profondément pessimiste, s’oppose cette Cité de l’ombre.

Le film arrive idéalement dans les salles pour les fêtes de fins d’années. Il présente en effet plutôt une allure de conte avec une naïveté pleinement assumée qui est tout simplement celle de la nouvelle génération des habitants d’Ember. Les héros du film sont de jeunes adultes intrépides, le méchant n’est pas si méchant, seulement terriblement égoïste… Bref, on est finalement loin de Barjavel. On ne s’en plaint absolument pas tant l’on suit avec plaisir cette aventure.
La Cité de l’Ombre permet aussi de retrouver Saoirse Ronan, jeune actrice anglaise qui monte, déjà vue en début d’année dans le magnifique Reviens-moi de Joe Wright.
B.T
La Cité de l’Ombre - Note pour ce film :
Avec Saoirse Ronan, Harry Treadaway, Bill Murray, Tim Robbins, Martin Landau …
Année de production : 2008
Sortie française le 17 décembre 2008































































