
Jim Carrey est prêt à tout pour s’assurer l’amour d’Ewan McGregor, l’homme de sa vie dans “I Love you Philip Morris”. Une réjouissante comédie romantique gay par les auteurs de “Bad Santa”.
Déjà auteurs de l’irrévérencieux Bad Santa en 2004, John Requa et Glenn Ficarra remettent le couvert et à la réalisation cette fois, avec cette intrigante comédie romantique gay qui égratigne comme il se doit les façades luxueuses du rêve américain. Le film est d’autant plus intriguant qu’il est rarissime, surtout venant des Etats-Unis, de voir deux stars incontestées du cinéma – et du même sexe, c’est ça la relative originalité – se rouler des galoches.
Le cri d’amour du titre est lancé par Jim Carrey (aka Steven Russell) à Ewan McGregor. Au début, Steven est un policier qui mène une vie pépère auprès de son épouse un peu évangéliste sur les bords. La vie de Steven n’est qu’un vaste mensonge et il va bientôt rechausser bien droit ses bottes. De l’honnête flic hétéro qu’il était initialement, Steven devient un arnaqueur homo de haut vol. Pourquoi se détour par l’escroquerie ? Parce qu’être gay coûte cher, selon son propre aveu.
Le film multiplie sans cesse les fausses pistes, conduisant à de perpétuelles situations de décalages qui sont autant de moment de franches rigolades. La révélation de l’homosexualité du personnage de Steven est un grand moment de comédie, mais l’on rit beaucoup et de très bon coeur par ailleurs.
Le talent comique de Jim Carrey n’est plus a prouver et il trouve là un de ses meilleurs rôles. Il faut dire que le scénario ne met pas seulement à contribution son sens de la comédie, I love you philip Morris verse assez dans le drame pour obliger Jim Carrey à user de son talent protéiforme. Il y a quelque chose de l’ordre de Man on the moon de Milos Forman, un film que l’on retrouve d’ailleurs dans un motif scénaristique qu’il nous est impossible de vous révéler sans gâcher la fin. Néanmoins, lorsque le film s’écarte un peu de sa seule ambition comique, le rythme s’essoufle un petit peu. La seconde partie perd en efficacité.
Aux côté de Jim Carrey, mais pas tout à fait main dans la main, il y a donc Ewan McGregor. L’acteur britannique est parfait de subtilité et arrive à nous faire rire par un simple sourire. Son personnage est pourtant sous-exploité, arrive relativement tard dans le récit, disparaît quasiment dans la seconde partie. La star du film est bien Jim Carrey, égal à lui même, en forme et qui ne se laisse pas aller aux grimaces qui l’ont rendu célèbre.
I Love you Philip Morris est une comédie malicieuse, pleinement réussie, et plutôt étonnante. Elle est d’autant plus étonnante qu’elle s’inspire – on ignore dans quelles proportions – de l’histoire vraie d’un homme qui est aujourd’hui condamné à finir sa vie en prison, pour son sens inné et de l’escroquerie et de la falsification en tout genre. Entre autres choses puisque que c’est d’abord d’un amour fou, complètement fou, qu’il est ici question.
Benoît Thevenin
I Love You Philip Morris - Note pour ce film :










































































mai 31, 2009 à 11:52
J’ai vraiment hâte de le voir, et ta critique donne envie !
septembre 21, 2009 à 11:18
[...] les maris volages à convoler dans les bras d’un autre homme : Nuits d’ivresse printanière, I Love you Philip Morris et maintenant Tu n’aimeras point se réunissent sur cet écueil fondamental dans le parcours de [...]