
À deux jours de son mariage, Doug part avec trois de ses meilleurs amis à Las Vegas pour enterrer sa vie de garçon. Au matin, le réveil est brutal. L’appartement du Caesar Palace est sens dessus dessous, un tigre séjourne dans la salle de bain, un bébé dort dans son couffin caché dans l’armoire et… Doug a disparu. La gueule de bois est telle que personne ne se souvient de l’invraisemblable soirée. Pour les trois amis, il va s’agir de remonter le fil du temps, parcourir Las Vegas au gré des indices, et retrouver le futur marié à temps pour la cérémonie…
Las Vegas est souvent le point de départ de nombreuses comédies qui reposent toutes sur un canevas simple : quand d’innocents jeunes américains débarquent dans la cité du vice, ils en subissent tous les dangers et en reviennent corrompus. Avec son titre “français” particulièrement foireux, les distributeurs misent clairement sur la notoriété de la comédie noire Very Bad Thing (avec Cameron Diaz et Christian Slater), film relativement culte et ou l’enterrement de vie de garçon prenait un sens dangereusement littéral. Le film de Todd Phillips est lui bien plus sage. Le réalisateur est connu pour ses “films de potes” gentiment débridés (Road Trip, Retour à la fac) et l’on ne s’éloigne pas de ce cadre là.
Very Bad Thing recycle les passages obligés du film “vegassien” et tout y passe, les filles, le casino, la chapelle, les gangsters etc. Mais on aurait tord d’attendre d’un tel film une quelconque originalité. La comédie remplit sa mission divertissante par un enchaînement continu de blagues potaches typiques mais qui là encore fonctionnent assez bien. On rit, on s’amuse, on passe un bon moment et le scénario est construit de tel manière que “l’enquête” nous maintient également en haleine. Cela dit, il ne faut pas se leurrer, Very Bad Trip est emblématique de ses comédies américaines formatées comme il faut, faussement subversives et vite oubliées.
Rien d’inoubliable donc, avec ou sans gueule de bois, mais on passe malgré tout un petit moment sympathique. Reste que le plus drôle est quand même, et c’est un indicateur qui trompe peu, ce diaporama qui accompagne le générique final et révèle enfin le déroulement précis de la soirée. A voir entre pote, c’est fait pour ça.
Benoît Thevenin
Very Bad Trip - Note pour ce film :





































































juin 14, 2009 à 12:17
Coucou,
J’ai adoré ce film. Je te trouve vachement dur au niveau des étoiles. La comédie ne ressemble pas a ce que l’on peut voir habituellement dans les comédies US. Je comprends qu’on puisse ne pas aimer mais je trouve pas que ca soit formaté bien au contraire. Bon après ce n’est que mon avis
Cinéphilement,
Vlad
juin 14, 2009 à 12:47
Hello,
Les étoiles, c’est toujours un vaste problème, je vois bien que les 3/4 des personnes focalisent dessus un peu trop, a se demander s’ils lisent le texte…
Je ne peux pas mettre 3 étoiles à tout. Il est important au bout d’un moment d’être cohérent. D’autant que Very Bad Trip, bon voila quoi, au delà du délire entre pote, ca ne vaut quand même pas grand chose. J’ai quand même hésité à mettre 2 étoiles…
Le film je l’oublie déjà, j’ai bien fait de ne pas trop tarder a écrire dessus. Les gags sont quand même pas franchement originaux et le film est vraiment faussement subversif :
Si les personnages ont cette gueule de bois terrible, ce n’est pas parce qu’ils ont forcé la dose, mais parce qu’ils ont été drogués à leur insu. On nous montre des mecs plus ou moins responsables, maladroits forcément, qui nous balancent au final une grande leçon d’amitié avec retour moral et happy end bien comme il faut..
Après, on peut pondérer un peu ça, notamment avec le personnage du dentiste qui comprend que sa relation avec son épouse ne peut plus durer.
Mais sous des aspects délurés, le film est quand même ultra sage et consensuel.
Reste que le film est sympa, le scénario est bien mené, on passe un bon moment dans l’instant. A aucun moment je dis que je n’ai pas aimé mais bon… voila quoi
Evidemment, ce n’est que mon avis pour moi aussi
juin 14, 2009 à 1:05
Je te rassure, j’ai lu ton avis lol Je comprends tout à fait ce que tu écris mais malgré tout je ne trouve aps que ca ressemble à ce que l’on peut voir habituellement dans les comédies américaines. Même si je suis d’accord que ca use de facilité et que le happy end est prévisible, je trouve que l’humour y est plus subtil même si il reste encore très gros puis les gags, qu’on accroche ou pas aide comme tu dis à l’enquête ce qui fait qu’on tient en haleine en effet. Ce que je voulais dire à travers mon commentaire c’est juste que je trouve que ça sors un peu du lot et que 2 étoiles aurait pu être plus juste en fonction de ec que tu écris mais ca reste ton avis je ne le conteste pas je ne fais qu’apporter mon grain de sel au débat ^^
juin 14, 2009 à 1:18
Et tu fais bien d’apporter ton grain de sel. je respecte tout autant ton point de vue
et le blog c’est aussi fait pour ca, échanger des idées différentes
juillet 3, 2009 à 7:48
J’avais bien besoin d’une belle gueule de bois pour réparer les méfaits de Transformers 2, essai “transformé”. J’ai passé un bon moment en voyant ce film, ni plus ni moins. Zach Galifianiakis est une vraie révélation (cf le gag du bébé), le meilleur moment du film est effectivement dans le générique de fin et si on y regarde d’un peu plus près, les films de Judd Apatow (que j’apprécie) sont eux aussi faussement subversifs (voilà, c’est dit).
Bref, content que ce film avec des quasi inconnus remporte un succès aux USA, moins content qu’une suite soit forcément en route. Business is business.
juillet 4, 2009 à 5:12
Zach Galifianiakis est effectivement une belle découverte, et la scène du bébé est sans doute déjà culte. Le casting, avec que des non stars, est une des bonnes idées du film
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Concernant Apatow, je suis d’accord c’est tout autant faussement subversif…
août 7, 2009 à 8:47
Personnellement, je déteste Very bad Trip. Tout est plat, mille fois vu et mal joué dans ce film, tout sonne creux. De cette bande de gros beaufs à leurs péripéties ineptes en passant par la narration d’une étouffante mollesse malgré les effets de manche, je me suis emmerdé comme rarement. Tout ici respire l’enfilade de clichés paresseusement alignés. Et je ne parle même pas de l’interprétation quelconque, des fausses bonnes idées (Mike Tyson en guest ? Nul) et de la vulgarité à tous les étages. Dans un genre voisin, le Very bad things de Peter Berg, voici déjà dix ans, était quand même carrément plus couillu et sulfureux.
Et pauvre Heather Graham, franchement, dans ce rôle de pute potiche… Allez hop, je tire la chasse.